La famille :

Une actualité brûlante.

 

Du livre de la Genèse Gn 1,26-27 ; 2,8..25

Dieu dit : « Faisons l’homme à notre image, selon notre ressemblance. Qu’il soit le maître des poissons de la mer, des oiseaux du ciel, des bestiaux, de toutes les bêtes sauvages, et de toutes les bestioles qui vont et viennent sur la terre. » Dieu créa l’homme à son image, à l’image de Dieu il le créa, il les créa homme et femme.

Le Seigneur Dieu modela l’homme avec la poussière tirée du sol ; il insuffla dans ses narines le souffle de vie, et l’homme devint un être vivant. Le Seigneur Dieu planta un jardin en Éden, à l’orient, et y plaça l’homme qu’il avait modelé.

Le Seigneur Dieu dit : « Il n’est pas bon que l’homme soit seul. Je vais lui faire une aide qui lui correspondra. »

Avec de la terre, le Seigneur Dieu façonna toutes les bêtes des champs et tous les oiseaux du ciel, et il les amena vers l’homme pour voir quels noms il leur donnerait. C’étaient des êtres vivants, et l’homme donna un nom à chacun. L’homme donna donc leurs noms à tous les animaux, aux oiseaux du ciel et à toutes les bêtes des champs. Mais il ne trouva aucune aide qui lui corresponde.

Alors le Seigneur Dieu fit tomber sur lui un sommeil mystérieux, et l’homme s’endormit. Le Seigneur Dieu prit de la chair dans son côté, puis il le referma. Avec ce qu’il avait pris à l’homme, il forma une femme et il l’amena vers l’homme.

L’homme dit alors : « Cette fois-ci, voilà l’os de mes os et la chair de ma chair ! On l’appellera : femme. » A cause de cela, l’homme quittera son père et sa mère, il s’attachera à sa femme, et tous deux ne feront plus qu’un.

Tous les deux, l’homme et sa femme, étaient nus, et ils n’en éprouvaient aucune honte l’un devant l’autre.

 

  • Tout d’abord: un texte de base: le CEC

S. Paul dit: « Maris, aimez vos femmes, comme le Christ a aimé l’Eglise… Ce mystère est de grande portée; je veux dire qu’il s’applique au Christ et à l’Eglise » (Ep 5,25 5,32).

1660 L’alliance matrimoniale, par laquelle un homme et une femme constituent entre eux une intime communauté de vie et d’amour, a été fondée et dotée de ses lois propres par le Créateur. De par sa nature elle est ordonnée au bien des conjoints ainsi qu’à la génération et à l’éducation des enfants. Elle a été élevée entre baptisés par le Christ Seigneur à la dignité de sacrement (cf. GS 48 CIC 1055 p1).

1661 Le sacrement du mariage signifie l’union du Christ et de l’Eglise. Il donne aux époux la grâce de s’aimer de l’amour dont le Christ a aimé son Eglise; la grâce du sacrement perfectionne ainsi l’amour humain des époux, affermit leur unité indissoluble et les sanctifie sur le chemin de la vie éternelle (cf. Cc. Trente: DS 1799).

1662 Le mariage se fonde sur le consentement des contractants, c’est à dire sur la volonté de se donner mutuellement et définitivement dans le but de vivre une alliance d’amour fidèle et fécond.

1663 Puisque le mariage établit les conjoints dans un état public de vie dans l’Eglise, il convient que sa célébration soit publique, dans le cadre d’une célébration liturgique, devant le prêtre (ou le témoin qualifié de l’Eglise), les témoins et l’assemblée des fidèles.

1664 L’unité, l’indissolubilité et l’ouverture à la fécondité sont essentielles au mariage. La polygamie est incompatible avec l’unité du mariage; le divorce sépare ce que Dieu a uni; le refus de la fécondité détourne la vie conjugale de son « don le plus excellent », l’enfant (GS 50).

1665 Le remariage des divorcés du vivant du conjoint légitime contrevient au Dessein et à la Loi de Dieu enseignés par le Christ. Ils ne sont pas séparés de l’Eglise, mais ils ne peuvent accéder à la communion eucharistique. Ils mèneront leur vie chrétienne notamment en éducant leurs enfants dans la foi.

1666 Le foyer chrétien est le lieu où les enfants reçoivent la première annonce de la foi. Voila pourquoi la maison familiale est appelée à bon droit « l’Eglise domestique », communauté de grâce et de prière, école des vertus humaines et de la charité chrétienne.

 

  • Puis une lettre apostolique :

Si vous désirez en lire une partie ou telle ou telle partie : visitez ci-dessous le p^lan de la lettre et allez voir dans le lien suivant la partie qui vous intéresse. RDV la page Internet :

http://www.vatican.va/holy_father/john_paul_ii/apost_exhortations/documents/hf_jp-ii_exh_19811122_familiaris-consortio_fr.html

Puis, passer après le plan de l’encyclique vous trouverez des liens très intéressants. Fouillez, il y a des pépites.

 

EXHORTATION APOSTOLIQUE FAMILIARIS CONSORTIO DE SA SAINTETE LE PAPE JEAN-PAUL II A L’EPISCOPAT AU CLERGE ET AUX FIDELES DE TOUTE L’EGLISE CATHOLIQUE SUR LES TACHES DE LA FAMILLE CHRETIENNE DANS LE MONDE D’AUJOURD’HUI

Plan de la lettre apostolique :

INTRODUCTION

L’Eglise au service de la famille

Le Synode de 1980 : Le bien précieux du mariage et de la famille

 

PREMIÈRE PARTIE : LUMIERES ET OMBRES DE LA FAMILLE AUJOURD’HUI

Nécessité de connaître la situation

Le discernement évangélique

La situation de la famille dans le monde d’aujourd’hui

L’influence de cette situation sur la conscience des fidèles

Gradualité et conversion

Inculturation

 

DEUXIÈME PARTIE : LE DESSEIN DE DIEU SUR LE MARIAGE ET SUR LA FAMILLE

L’homme, image du Dieu Amour

Le mariage et la communion entre Dieu et les hommes

Jésus-Christ, époux de l’Eglise, et le sacrement de mariage

Les enfants, don très précieux du mariage

La famille, communion de personnes

Mariage et virginité

 

TROISIÈME PARTIE : LES DEVOIRS DE LA FAMILLE CHRETIENNE

Famille, deviens ce que tu es!

I – LA FORMATION D’UNE COMMUNAUTE DE PERSONNES

L’amour, source et force de la communion

L’indivisible unité de la communion conjugale

Une communion indissoluble

La communion élargie de la famille

Droits et rôle de la femme

La femme et la société

Offenses à la dignité de la femme

L’homme, époux et père

Les droits de l’enfant

Les personnes âgées dans la famille

II – LE SERVICE DE LA VIE

1) La transmission de la vie

Coopérateurs de l’amour de Dieu Créateur

La doctrine et la norme toujours anciennes et toujours nouvelles de l’Eglise

L’Eglise prend parti pour la vie

Pour que le dessein de Dieu se réalise toujours plus pleinement

Dans la vision intégrale de l’homme et de sa vocation

L’Eglise, éducatrice et mère pour les conjoints en difficulté

L’itinéraire moral des époux

Susciter des convictions et offrir une aide concrète

Eduquer au sens des valeurs essentielles de la vie humaine

La mission éducative et le sacrement de mariage

La première expérience d’Eglise

Rapports avec les autres instances éducatives

Le service multiforme de la vie

III – LA PARTICIPATION AU DEVELOPPEMENT DE LA SOCIETE

La famille, cellule première et vitale de la société

La vie familiale: expérience de communion et de participation

Le rôle social et politique

La société au service de la famille

La charte des droits de la famille

Grâce et responsabilité de la famille chrétienne

Pour un nouvel ordre international

IV – LA PARTICIPATION A LA VIE ET A LA MISSION DE L’EGLISE

La famille dans le mystère de l’Eglise

Une tâche ecclésiale propre et originale

La foi, découverte et admiration du dessein de Dieu sur la famille

Le ministère d’évangélisation de la famille chrétienne

Un service ecclésial

Prêcher l’Evangile à toute créature

Le sanctuaire domestique de l’Eglise

Le mariage, sacrement de sanctification mutuelle et acte de culte

Mariage et Eucharistie

Le sacrement de la conversion et de la réconciliation

La prière familiale

Educateurs de la prière

Prière liturgique et privée

Prière et vie

Le commandement nouveau de l’amour

Découvrir en tout frère l’image de Dieu

 

QUATRIÈME PARTIE : LA PASTORALE FAMILIALE: ETAPES, STRUCTURES, RESPONSABLES ET SITUATIONS

I – LES ETAPES DE LA PASTORALE FAMILIALE

L’Eglise accompagne la famille chrétienne dans son cheminement

La préparation

La célébration

Célébration du mariage et évangélisation des baptisés non croyants

Pastorale post-matrimoniale

II – STRUCTURES DE LA PASTORALE FAMILIALE

La communauté ecclésiale et en particulier la paroisse

Les associations de familles au service des familles

III – LES RESPONSABLES DE LA PASTORALE FAMILIALE

Les évêques et les prêtres

Religieux et religieuses

Laïcs spécialisés

Usagers et artisans des moyens de communication sociale

IV – LA PASTORALE FAMILIALE DANS LES CAS DIFFICILES

Circonstances particulières

Mariages mixtes

Action pastorale devant certaines situations irrégulières

  1. a) Le mariage à l’essai
  2. b) Unions libres de fait
  3. c) Catholiques unis par le seul mariage civil
  4. d) Personnes séparées, et divorcés non remariés
  5. e) Les divorcés remariés

Ceux qui sont sans famille

 

CONCLUSION

 

  • Débats d’actualité : ce qui fait problème aujourd’hui au niveau de la famille, avec quelques éclairages chrétiens:

 

téléchargement (1)

A propos du mariage homosexuel

Le Monde, 27 octobre 2012

Xavier Lacroix est théologien, philosophe, membre du comité consultatif national d’éthique.

Pourquoi l’Eglise ne peut-elle être qu’opposée au mariage entre deux personnes du même sexe ?

Vous remarquerez que dans ce débat l’Eglise catholi-que ne met pas en avant la croyance mais une posi-tion éthique, car ce sont des biens fondamentaux qui sont en question. L’Eglise développe deux types d’ob-jections : l’une liée à la différence sexuelle, l’autre à la place de l’enfant dans l’homoparentalité. Elle pointe en outre le flou qui entoure aujourd’hui le sens du ter-me mariage.

Neuf personnes sur dix pensent que le mariage est la célébration sociale de l’amour. Pourquoi, alors, ne pas le célébrer entre deux personnes du même sexe qui s’aiment ? Or, anthropologiquement, traditionnelle-ment, juridiquement, universellement, le mariage n’est pas que cela. Il est l’union entre un homme et une femme en vue de procréation : si on lui enlève la diffé-rence de sexe et la procréation il ne reste plus rien, si ce n’est l’amour, qui peut rompre. Le mariage est aus-si une institution et pas seulement un contrat. En l’oc-currence, l’institution du mariage est définie par un corpus de droits et de devoirs des époux entre eux et envers les enfants. La société y intervient comme tiers, considérant qu’elle en a besoin pour l’intérêt général. La société a-t-elle « besoin » de l’amour homosexuel, de couples homosexuels solidaires. Peut-être, mais j’en doute.

La réalité est faite de couples hétérosexuels non mariés avec des enfants, de couples mariés sans enfant, de couples homosexuels, avec ou sans en-fants… L’Eglise catholique n’a-t-elle pas au fond des difficultés à accepter les évolutions sociéta-les ?

Ce n’est pas parce que des couples mariés sont stéri-les ou choisissent de ne pas avoir d’enfant, que le sens de l’institution change. Elle ménage toujours une place pour l’enfant. En outre, les changements socio-logiques actuels me semblent superficiels par rapport à une réalité anthropologique qui demeure. Si le ma-riage se limitait à une célébration de l’amour, il n’y au-rait plus de fondement pour la filiation, la parenté. Or, qui dit mariage, dit filiation. Aujourd’hui parenté et conjugalité sont dissociées de fait, mais l’institution continue de les articuler. La présomption de paternité est le cœur du mariage civil. Il articule conjugalité et parentalité et lie la filiation à la naissance. Le droit, et nos contemporains, continuent de penser qu’il est bon d’être le fils ou la fille de ceux dont on est né car on sait que la dissociation entre filiation et naissance est cause de souffrance.

Les partisans de l’homoparentalité disent eux que la différence sexuelle n’a pas d’importance, qu’il n’est pas important qu’un enfant soit né d’untel et d’une tel-le ; ils occultent la naissance. Affirmer cela, c’est dire poliment que le corps ne compte pas. C’est grave, car cela revient à penser que tout vient de la volonté et de la culture. Or, le corps aussi est important et le rôle de toute civilisation est de tenir ensemble nature et cultu-re. On est homme ou femme, on peut engendrer ou pas. Il y a là des limites. L’opposition de l’Eglise s’ap-parente donc ici à une forme de résistance à la volonté de toute puissance.

Si on vous suit, l’adoption par des couples hétéro-sexuels ou par des célibataires devrait aussi être évitée ?

L’adoption est toujours une souffrance. Mais, dans le cas des couples hétérosexuels, cette souffrance est rattrapée par le fait que le couple adoptant est analo-gue aux parents biologiques. Le projet actuel nie cette analogie. Quant à l’adoption ouverte aux célibataires, elle a un avantage par rapport à l’adoption par des couples homosexuels : elle dit la carence. En recon-naissant clairement qu’il n’y a pas de père ou de mè-re, la loi dit la vérité. La future loi dirait que l’enfant a deux pères ou deux mères ; la loi affirmerait donc une fiction et gommerait la souffrance. Ou alors il faudra dire à l’enfant qu’il a trois parents…

N’est-ce pas le rôle de l’Etat de prendre en compte les nouvelles réalités ?

Il y a une différence entre faire face, assumer, accom-pagner des réalités de familles très complexes et défi-nir, a priori, ce que sera désormais une famille. La so-ciété n’est pas dans son rôle en encourageant la pré-

carité. Par ailleurs, les enfants élevés dans des cou-ples homosexuels sont déjà protégés et ces couples entrent dans un cadre juridique. La compagne ou le compagnon du parent peut obtenir une délégation de l’autorité parentale.

Ils ne bénéficient pas pour autant d’une égalité de droits…

Le droit est inférieur, mais c’est normal, car le deuxiè-me membre du couple n’est pas le père ou la mère. L’inégalité existe mais elle n’est pas créée par la loi : elle vient de la situation dans laquelle deux adultes ont mis un enfant. Ce n’est pas à la société de gommer cette inégalité. On confond l’égalité de droits et le droit à l’égalité. C’est un peu cynique de vouloir réformer la loi pour justifier son comportement. On ne peut pas changer la définition de la filiation et de la famille pour tous, pour répondre à la demande de quelques milliers de duos homosexuels minoritaires, qui ont des condui-tes certes respectables, mais qui posent des ques-tions. Or là, les homosexuels veulent entrer dans la norme en la subvertissant.

Vous récusez donc que le projet de loi soit présen-té au nom de l’égalité ?

Absolument. Le slogan du « mariage pour tous » sup-poserait que le mariage est un bien de consommation auquel tout le monde devrait avoir accès. Refuser cela ne signifie pas être discriminatoire à l’encontre des couples homosexuels. La discrimination consiste à ne pas accorder les mêmes droits dans des conditions similaires Or, face à la procréation, les couples homos ne sont pas dans la même situation que des couples hétéros. Structurellement, ils ne peuvent pas procréer. En revanche, je pense qu’il y aura discrimination en-vers les enfants si la loi définit, a priori, que des mil-liers d’enfants seront privés des biens élémentaires que sont un père et une mère.

Avez-vous compris les propos du cardinal Phi-lippe Barbarin, semblant faire un lien entre maria-ge homosexuel, polygamie et inceste ?

Je ne prononcerai pas le mot inceste mais je vois ef-fectivement dans la création du mariage pour tous l’amorce d’une dérégulation et d’un déni des limites.

A l’occasion de ce débat, l’Eglise s’efforce de cla-rifier sa position face à l’homosexualité. Son appel à accueillir les homosexuel(le)s tout en réprouvant leurs actes est-il tenable ?

On a un héritage biblique, qui objectivement a horreur de l’homosexualité. Cela dit, Jésus n’en parle jamais et pour l’Eglise l’amour est la valeur suprême. Aussi l’amour entre deux hommes ou deux femmes ne pose pas problème à l’Eglise ; c’est l’érotisme qui est plus trouble. Ce n’est pas homophobe de dire que dans le désir physique et les relations homosexuelles, il y a une limitation spécifique. Pour cette raison, l’Eglise appelle les homosexuels à la continence. Par ailleurs, il faut distinguer entre la parole magistérielle et celle du terrain, des paroisses, qui est plus nuancée et où les homosexuel(le)s sont souvent accueillis.

L’Eglise a-t-elle eu raison de lancer le débat ?

L’Eglise remplit un rôle de suppléance, en rappelant que les mots sont importants. Aujourd’hui, plusieurs termes se diluent : mariage est remplacé par conju-galité, maternité ou paternité par parentalité. Si dans le code civil, on remplace le mot père et mère par pa-rent, lequel sera le parent 1, lequel le parent 2 ? L’Eglise parle car d’autres ne le font pas. N’y aurait-il pas une forme d’intimidation de la part de certaines associations ? Je me pose la question.

Propos recueillis par Stéphanie Le Bars

Xavier Lacroix, La confusion des genres Bayard 2005 (9,80 €, 152 p.)

 

A propos du « mariage pour tous »

La question n’est pas celle de l’égalité, mais du rapport entre droit « à » l’enfant et droit « de » l’enfant, car le mariage homosexuel ne pose problème que parce que ses promoteurs le présentent comme une nouvelle étape du « droit A l’enfant ». Avec le PACS, ses partisans disaient la main sur le coeur que l’adoption serait exclue (cf. lediscours d’Elisabeth Guigou, ministre de la justice de l’époque pour défendre le PACS) ; on en parle maintenant. Dans le programme de Fr.Hollande, et il y a encore un mois, on disait que la PMA pour les couples de femmes serait exclue ; Najat Vallaud-Belkacem puis la majorité parlementaire en parlent maintenant pour le mois de mars. On dit aujourd’hui que la GPA pour un couple d’hommes serait exclue ; quand fera-t-on sauter ce tabou rétrograde-discriminant-contraire-à-l’égalité-des-droits ? C’est ce que demande explicitement Pierre Bergé : « Louer son ventre pour faire un enfant ou louer ses bras pour travailler à l’usine, quelle différence ? » Ce qui passe aux oubliettes, c’est l’égalité des enfants, le « droit DE » l’enfant à bénéficier d’un père et d’une mère…

Aussi légitime et même souhaitable soit le désir d’enfant de la part du couple, quel qu’il soit, homo ou hétéro, pour accueillir l’enfant, ce désir ne suffit pas à fonder la parentalité. On le comprend bien lorsque l’on refuse à un couple de retraités, et même à un couple de cinquantenaires l’agrément pour l’adoption d’un enfant. Au contraire, faire de l’existence d’un projet parental, du désir d’enfant de la part d’un individu ou d’un couple, quel qu’il soit, la cause formelle de l’advenue d’un enfant (le-projet-parental-comme-seul-fondement-de-l’existence-de-l’enfant), cette manière de voir nie l’enfant comme finalité en lui-même, irréductible au seul projet d’un tiers, fût-ce de ses parents. C’est ce que les chrétiens disent en disant que les parents ne sont que procréateurs, et non créateurs de leurs enfants, ce que l’on peut moquer en disant que « l’enfant ne tombe pas du ciel », mais qui peut aussi se dire plus simplement en considérant l’enfant comme un don, et non comme un dû ou un droit. Penser l’inverse, conduit effectivement à demander à la technique (PMA, GPA) ou à n’importe quel moyen (argent comme c’est le cas pour des GPA aux USA, contrainte, comme c’est déjà le cas en Europe de l’Est) de suppléer pour satisfaire le désir individuel selon une logique qui est de fait celle du libéralisme. C’est sûr que d’écrire cela va de pair chez moi, et dans la pensée de l’Eglise catholique, avec une remise en cause du « droit » à l’avortement, de la PMA, et bien sûr de la GPA… ce qui est dur à avaler à beaucoup, mais a autant de cohérence – inversée – que celle de Pierre Bergé cité par F.X. Bellamy : le choix est celui de l’une ou l’autre de ces cohérences ; le discours d’Elisabeth Guigou en 1998 voulait se le cacher…

 

Deux vidéos intéressantes :1

Pour cette seconde vidéo, cliquez sur playlist en haut à gauche de l’image et choisir la vidéo 13/12/12 Thibault Colin. Vous pouvez écouter l’autre, mais ce n’est pas notre sujet :

 

Pour aller plus loin :

– les réponses de Xavier Lacroix aux questions du journal « Le Monde » à propos du « mariage pour tous » (26 octobre 2012).

 

– une revue de presse précise suite à la manifestation du 17 novembre, sur le site lemessin.wordpress.com.

 

– l’enquête sur les études sur le genre en Norvège (40′) où est manifeste une posture idéologique refusant les faits contraires à une théorie qui ne veut voir dans l’identité masculine ou féminine qu’un conditionnement éducatif, social ou culturel, sans base biologique ou naturelle :

 

L’argumentaire du philosophe Thibaud Collin à propos du mariage homosexuel (13 décembre 2012) :

 

La réflexion de François-Xavier Bellamy sur la logique libérale à l’oeuvre dans le projet d’adoption, PMA (et pour Pierre Bergé, GPA) pour tous (18 décembre 2012)

 

La réflexion profonde d’Erwan Le Morhédec (koztoujours.fr) sur le sujet (7 janvier 2013).

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